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En période de récession économique ou de ralentissement des activités commerciales les erreurs de planification financière commises dans le passé ont tendance à rattraper l’entrepreneur.
En période d’expansion ou même d’activités économiques normales on voit couramment l’entrepreneur financer l’achat de nouveaux équipements à même la marge de crédit courante de l’entreprise. De même, il n’est pas rare de voir pour l’entrepreneur en affaires depuis peu de temps, rembourser trop rapidement les investisseurs qui ont contribué au démarrage de l’entreprise.
Aussi longtemps que durera une activité économique soutenue, les problèmes liés à une mauvaise structure de financement demeureront latents.
C’est effectivement en période de récession, soit au moment où la marge de manœuvre financière est réduite ou plus simplement nulle, que l’entrepreneur se verra confronté à son problème. Celui-ci devra apporter les correctifs à un moment où les circonstances lui seront le moins favorables.
L’entrepreneur prudent devrait donc être prêt en tout temps à affronter une crise économique comme celle vécue depuis l’automne de 2008. L’entrepreneur devrait toujours être en mesure de répondre précisément à la question : Quel est mon plan de match si le chiffre d’affaires de mon entreprise connaît un recul de 30 ou 50 % durant la prochaine année ? Suis-je en mesure de réduire les coûts d’exploitation pour contrer la perte de chiffre d’affaires ?
Souvent les réponses à ces questions viendront plus facilement en période de crise si les bons choix ont été faits en période de démarrage ou d’expansion. Ainsi, si l’entrepreneur s’est obligé à rembourser rapidement les investisseurs qui ont fourni la mise de fonds lors du démarrage de l’entreprise, la sous-capitalisation sera à craindre en période de récession.
De même, l’achat d’une pièce importante d’équipement devrait être judicieusement réfléchie s’il existe des risques que ladite pièce devienne un boulai en période difficile soit parce qu’elle risque de devenir sous-utilisée ou que les paiements mensuels qui en découlent augmentent de manière intolérable les frais fixes de l’entreprise.
Lors de l’acquisition d’une telle pièce d’équipement l’entrepreneur peut être en mesure de négocier la reprise de ladite pièce par le vendeur moyennant certaines circonstances. Le défaut de négocier de telles clauses lors de l’acquisition pourront porter à conséquences puisqu’il ne sera certes plus possible de les négocier après l’acquisition.