Trouvez un bureau RMR près
de chez vous.
De nombreuses années de consultation en insolvabilité nous ont appris que les malheurs financiers que connaissent un grand nombre d’entreprises ont souvent une même origine et c’est que l’information financière essentielle à la gestion de l’entreprise n’est souvent pas disponible en temps utile.
Il n’est ainsi pas rare de rencontrer des cas ou le propriétaire d’une entreprise s’est objectivement rendu compte un an trop tard que son entreprise perdait de l’argent.
Certes l’administrateur a conscience que ses affaires ne tournent pas au mieux, la marge de crédit est le plus souvent utilisée au maximum, les comptes-fournisseurs sont de plus en plus élevés et de plus en plus âgés, mais il n’existe, avant la préparation des états financiers, aucune mesure précise et objective de l’état de la situation.
Techniquement, il peut s’écouler jusqu’à dix-huit mois entre le début d’un exercice financier déficitaire et la production des états financiers pour le dit exercice.
Si l’administrateur ne prend conscience de ses problèmes qu’au bout de dix-huitième mois les chances sont qu’il ne soit trop tard pour appliquer des correctifs.
Il importe donc de connaître et d’être attentif aux indices précurseurs capables de guider l’administrateur dans sa prise de décision.
On peut considérer qu’il existe deux ordres d’indicateurs avancés capables de fournir à l’administrateur une indication assez fiable du futur de son entreprise. On peut qualifier certains de ces indicateurs comme étant des indicateurs objectifs, ce sont pour la plupart des indicateurs qui réfèrent à des ratios financiers.
Pris séparément, l’information que produit chaque ratio constitue une indication qu’un aspect de l’opération est sous optimal.
Pris en groupe, le poids de l’information produit par les ratios financiers est énorme et ne peut être négligé. Qui plus est, ces ratios peuvent être calculés mensuellement et permettent de dégager une tendance en peu de temps.
Chacun de ces ratios révèle un aspect particulier de l’opération qui peut être à revoir. Voici quelques exemples :
Indicateurs et ratios relatifs aux comptes-clients :
Tous ces ratios prennent leur importance en période de ralentissement économique. Ainsi les bons clients d’hier peuvent rapidement devenir les mauvais payeurs d’aujourd’hui. Le ralentissement économique sera d’autant plus problématique si un ou un petit nombre de clients sont démesurément importants par rapport aux autres comptes à recevoir apparaissant à la liste.
Indicateurs et ratios relatifs aux inventaires :
Toute l’importance de se rendre rapidement compte de changements dans la rentabilité de l’entreprise apparaît dans la gestion des inventaires où il importe d’ajuster rapidement ses achats si le chiffre de vente est en diminution.
À défaut, les inventaires inutilisés occuperont plus d’espace dans les entrepôts et sur la marge de crédit, d’autant plus que des inventaires vieillissants risquent de souffrir de désuétude et de perdre leur valeur.
Indicateur et ratio relatif aux immobilisations :
Ce ratio, bien que moins courant que les autres ratios, n’en demeure pas moins un ratio très révélateur surtout pour une entreprise qui utilise des moyens de production lourds telle que des entrepreneurs en construction, en voirie ou des entreprises de fabrication.
La raison en est qu’il est certes plus facile d’acheter des équipements neufs que d’adapter ses vieux équipements ou simplement, disposer de ses vieux équipements au meilleur prix possible.
L’administrateur devrait ainsi toujours se demander si il utilise son parc immobilier manière optimale. Pourrait-il se départir de ses équipements sous utilisés ?
L’espace ainsi libéré pourrait être utilisé à de meilleures fins. Les coûts d’assurances et d’entretien s’en trouveraient diminuer et le prix de vente pourrait servir à diminuer la dette à long terme.
Indicateur et ratio relatif aux liquidités :